samedi 22 mars 2008

Le petit chaton de Pâques nu

Mon épouse arrive avec des petits lapins de Pâques en chocolat. Elle me dit : "ils sont trop mignons ! J'ai presque envie de ne pas les manger !"

Alors je dis : "ben tu n'as qu'à pas les manger ! Tu les laisses dans le placard jusqu'à ce qu'ils pourrissent, pendant des années, qu'il en sorte des asticots de la décomposition !"

Non, je ne lui ai pas dit ça, j'invente pour faire mon malin.

Après, elle a donc ajouté : "Tu veux qu'on partage ces superbes lapins en chocolat ? " Vue la couleur luisante d'ébène précieux en bois d'arbre, j'ai été bien tenté.

Sauf qu'en vérité, elle n'a pas ajouté cela du tout, elle a juste dit : "C'est mes élèves qui me les ont offerts, je les mange tous ?"

Sauf qu'en vérité, elle n'a pas mis de point d'interrogation, mais juste : "C'est mes élèves qui me les ont offerts, je les mange tous." Point final. Fin de la dictée. Retour à la ligne.

Alors elle les a tous mangés.

Relisant par dessus mon épaule, elle proteste : "t'es chié, ils sont tout petits". "Ils étaient tout petits, corrige-t-elle." Oui, elle parle comme ça. Elle dit "t'es chié". Alors, c'est sûr, avec Nicolas, Didier Goux, Marc Vasseur, Gaël, Dorham et les éditions filaplomb, elle emploie l'impératif-plus-que-futur du passé subjonctif, mais avec moi, c'est t'es chié. Il n'y a pas à dire, elle est chiée.
Publié par balmeyer à l'adresse 23:01 |  

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